Abstract
Bob Mizer ran his physique photography company, the Athletic Model Guild, for nearly half a century and his work has been celebrated from many perspectives, including historical scholarship, art books, and the development of a dedicated archive. The numerous legal battles that Mizer endured throughout his career have sometimes been interpreted through the lens of individuality, both as a testament to Mizer’s prominence in the development of queer visual culture and as evidence of the lengths anti-gay police would go to stymie his homoerotically-infused artistic endeavors. Yet, importantly, the criminal cases against Mizer also embroiled his associates in the field, blasting the punishing shrapnel of state repression among not only his photographer-contemporaries but also anyone who might have had contact with them. This article demonstrates how scholarship on anti-queer censorship might expand beyond a celebratory focus on individual auteurs and entrepreneurs to account for the complex networks of connectivity that were the ultimate targets of the state. The article develops a historiographic method to contextualize censorship by considering the multiplicity of affected parties as a scattered collective of business associates that bubbled up to become ambivalent pockets of postwar capitalism. In turn, the state’s aim to annihilate the possibility of gay social life in Los Angeles hinged on targeting queer assemblages connected in a networked and dispersed fashion. Expanding the concept of individualized censorship as an occlusion of a unidirectional public expression, this article asserts that a quintessential form of anti-queer censorship has been the severing of social connectivity through the targeting of multiple members of distributed collectives like Mizer’s Athletic Model Guild.
Pendant près d’un demi-siècle, Bob Mizer a dirigé une société de photographie physique, l’Athletic Model Guild. Son œuvre, très reconnue, a donné lieu à des recherches en histoire, dans le champ du livre d’art, et à la mise en place d’un fonds d’archives dédié. Les nombreuses poursuites en justice dont Mizer a fait l’objet au cours de sa carrière ont parfois été interprétées au prisme de son individualité, à la fois comme la preuve de l’importance de Mizer dans le développement d’une culture visuelle queer et comme la manifestation de la détermination dont faisaient preuve les forces de police ciblant les gays pour faire obstacle à ses entreprises artistiques empreintes d’homoérotisme. Il est pourtant essentiel de souligner que les procès dirigés contre Mizer ont également impliqué ses associés, les attaques de la répression d’État s’abattant non seulement sur ses collègues photographes de l’époque mais aussi sur quiconque avait été en contact avec eux. Cet article s’attache à montrer qu’il est possible d’étendre le champ des recherches consacrées à la censure anti-queer au-delà d’une focalisation auteuriste sur les créateurs et les entrepreneurs individuels pour rendre compte des réseaux complexes de connectivité qui constituaient en réalité les cibles principales de l’État. Cet article développe une méthode historiographique visant à contextualiser la censure en prenant en compte la multiplicité des personnes impliquées comme un collectif éparpillé d’associés professionnels qui ont convergé pour former de petits groupes qui, réunis, ont contribué à représenter le capitalisme de l’après-guerre. Tandis que ce qui sous-tendait l’objectif de l’État, annihiler toute possibilité de vie sociale gay à Los Angeles, était la volonté de cibler les agrégats queer, qu’ils soient dispersés ou unis par des réseaux plus structurés. Élargissant le concept de censure individuelle qui considère la censure comme l’obstruction d’une expression publique unidirectionnelle, cet article affirme qu’une forme quintessentielle prise par la censure anti-queer est celle qui a consisté à sectionner les connexions sociales par le ciblage simultané de plusieurs membres de collectifs décentralisés, comme l’Athletic Model Guild de Mizer.
Recommended Citation
Freibert, Farrah. "Unauthorized Connections: Censorship as Collective Punishment in the Policing of Bob Mizer’s Social Relations." Transatlantica: Revue d’études Américaines , No. 1 (Jul 2025): 1-20. doi:10.4000/14b8n.